peut on soutenir que la verité n existe pas

Eneffet, nous savons que toutes les vérités sont potentiellement dangereuses. La vérité, généralement, dérange, elle bouleverse les habitudes de pensée, les croyances rassurantes, l’ordre établi. Pensons par exemple à l’avènement du christianisme perçu comme une menace pour Rome. Pensons aux artistes :poètes, peintres Peuton hair la raison? :rolleyes: Peut-on soutenir : " A chacun sa vérité?" :rolleyes: L'obéissance n'est pas nécessairement esclavage, SPINOZA. :sniff Jeux qui pourront m'aider :rolleyes: L'obéissance n'est pas nécessairement esclavage, SPINOZA. :sniff Jeux qui pourront m'aider Monbilansportsantéaccompagne les médecins dans la réalisation d'un BILAN connu de leurs patients et des acteurs qui peuvent en soutenir la prise en charge. Doté d'un modèle économique indépendant de son utilisation et des honoraires fixés par les médecins, son usage s'adapte à tous les environnements. Dans un cadre libéral, hospitalier, d'entreprise ou militaire Ex:il est possible de ne pas souhaiter la vérité car elle peut faire souffrir Mais soutenir cela, c’est présupposer - que le seul critère de nos choix, c’est le plaisir - que le seul critère de nos choix peut être légitimement le plaisir - que l’on est libre de choisir nos critères de choix - qu’on a le choix face à la vérité Rienn’est plus fourbe et trompeur que la vérité. Pourquoi ? Parce que la vérité n’existe pas. Ce que nous croyons savoir n’est en fait que le fruit d’une construction mentale dont le seul but est de conforter nos certitudes déjà acquises. Démonstration dans cette vidéo aussi étonnante que drôle et instructive. Meilleur Site De Rencontre Gratuit 2015. Deux fois par mois, Le Devoir lance à des passionnés de philosophie et d’histoire des idées le défi de décrypter une question d’actualité à partir des thèses d’un penseur marquant. La gouverneure générale du Canada, Julie Payette, a créé un certain émoi l’automne dernier lorsqu’elle a mis en opposition science et religion en se disant étonnée que l’on soit encore en train de nous demander si la vie est le résultat d’une intervention divine ou si elle résulte d’un processus naturel ou aléatoire ». Ceux qui ont dénoncé ces propos ont chacun à leur façon soutenu qu’il n’y avait pas d’opposition entre science et religion et que ces deux domaines étaient plutôt complémentaires. Qu’en aurait pensé le philosophe britannique Bertrand Russell 1872-1970 ? Mathématicien, scientifique, homme politique, romancier et libre-penseur, Bertrand Russell est l’un des plus brillants intellectuels du XXe siècle. Il est surtout connu pour son célèbre argument de la théière » par lequel il réfute les arguments en faveur de l’existence de Dieu voir l’encadré. Russell se déclarait philosophiquement agnostique — parce que la science ne peut ni prouver ni réfuter certaines croyances religieuses — mais athée en pratique, parce qu’on ne peut croire qu’en ce qui est démontré par la science. Photo Pedro Ruiz Le Devoir Daniel Baril Critique virulent de la religion, Russell affirme, dans Religion and Science 1935, qu’ un credo religieux diffère d’une théorie scientifique en ce qu’il prétend exprimer la vérité éternelle et absolument certaine, tandis que la science garde un caractère provisoire […]. La science nous incite donc à abandonner la recherche de la vérité absolue, et à y substituer ce qu’on peut appeler la vérité “technique”, qui est le propre de toute théorie permettant de faire des inventions ou de prévoir l’avenir ». À la lumière de cet extrait, science et religion ne sont pas complémentaires mais plutôt en compétition pour la recherche de la vérité. La vérité technique » dont parle Russell est celle issue de théories vérifiées par des expériences reproductibles et qui nous permet de comprendre notre environnement et d’agir sur lui. Pour le philosophe, le credo religieux » relève des faiblesses de l’esprit humain alors que la démarche scientifique relève de ses forces. Le conflit entre science et religion repose donc sur des questions essentielles, comme l’origine et l’évolution de la vie auxquelles fait référence Julie Payette. Si certaines Églises ont fini par abandonner des croyances mythologiques comme l’existence historique d’Adam et Ève, c’est en espérant garder la citadelle intacte » sur ce qui est fondamental, avance Russell. Les comment et les pourquoi Ceux qui considèrent que science et religion sont complémentaires soutiennent souvent que la science répond aux comment » alors que la religion répond aux pourquoi ». La science nous dirait comment les choses fonctionnent et la religion nous dirait pourquoi ça arrive. Cet argument ne tient pas dans la perspective russellienne. Toute connaissance accessible doit être atteinte par des méthodes scientifiques, écrit-il. Et ce que la science ne peut pas découvrir, l’humanité ne peut pas le connaître. » Si la religion n’apporte pas de connaissance, elle ne répond donc ni aux comment ni aux pourquoi. Le physicien français Jean Bricmont a d’ailleurs démoli cet argument des réponses spécifiques à chacune. Selon sa démonstration, la distinction entre comment et pourquoi est une fausse dichotomie puisque les seuls pourquoi auxquels nous pouvons raisonnablement apporter une réponse sont en fait des comment. Il s’agit de la version moderne de l’illusion métaphysique à laquelle s’était attaqué Emmanuel Kant en montrant qu’une croyance qui prétend être un savoir devient une illusion. Si les croyances religieuses peuvent aider à donner un sens à la vie, il n’existe aucun moyen de tester ces réponses qui peuvent varier à l’infini. Si n’importe quelle réponse est possible, cela équivaut à une absence de réponse. Ces réponses ne complètent pas les inconnues de la science puisqu’elles ne se situent pas sur le plan des connaissances scientifiques. Il n’y a donc pas plus de complémentarité entre science et religion lorsqu’on aborde la relation sous l’angle des pourquoi et des comment. Les réponses fiables aux comment sont ce que Russell appelle les vérités techniques ». Le NOMA Si la science et la religion constituent deux sphères différentes, on pourrait soutenir qu’elles peuvent tout de même cohabiter sans conflit si elles n’empiètent pas l’une sur l’autre. C’est la position du NOMA Non-Overlapping Magisteria, ou non-recouvrement des magistères, pour employer l’expression du paléontologue Stephen Jay Gould. Là encore Russell ne serait pas d’accord. Pour le philosophe, non seulement la religion n’est pas complémentaire à la science, mais elle lui est grandement nuisible. Il avance notamment les exemples du procès contre Galilée et le rejet de la théorie de l’évolution, deux conflits majeurs dans la recherche de la vérité » et qui sont toujours d’actualité. Lorsque Stephen Hawking, par exemple, déclarait qu’ il n’est nul besoin d’invoquer Dieu pour qu’il allume la mèche et fasse naître l’Univers », le pape François récupérait et déformait grossièrement les théories de la physique quantique en soutenant que le big bang ne contredit pas l’intervention divine de Dieu mais la requiert ». Concernant l’évolution, les croyances religieuses constituent toujours un obstacle pour faire accepter cette théorie explicative, comme l’a déploré Julie Payette. Même si Jean-Paul II a reconnu que cette théorie est plus qu’une hypothèse », les religions la récupèrent et la dénaturent en soutenant que Dieu a voulu que les choses soient ainsi. On pourrait ajouter les exemples de transfusion sanguine et de vaccination refusées au nom de croyances religieuses. Pour Russell, la science est toujours sortie victorieuse de ces conflits avec la religion, et ce, pour le plus grand bien de l’humanité. Là où des questions pratiques étaient en jeu comme pour la sorcellerie et la médecine, écrit-il, la science a prôné la diminution des souffrances, tandis que la théologie a encouragé la sauvagerie naturelle de l’homme. La diffusion de la mentalité scientifique, par opposition à la mentalité théologique, a incontestablement amélioré jusqu’ici la condition humaine. » Science et religion ne sont donc pas deux magistères séparés ; la religion empiète inévitablement sur les platebandes de la science dans ses prétentions à la vérité. Il subsiste toutefois un domaine où science et religion ne sont pas en conflit, selon Russell celui de l’ émotion mystique », ou état d’esprit religieux ». Bien que la science demeure pour lui la seule méthode pour parvenir à la connaissance, il reconnaît la valeur des expériences qui [dans le domaine des émotions] ont donné naissance à la religion. Par suite de leur association à de fausses croyances, elles ont fait autant de mal que de bien ; libérées de cette association, on peut espérer que le bien seul restera ». Russell estimait donc que les institutions religieuses et leurs credo théologiques pourraient en venir à disparaître face aux succès de la science et que seul subsisterait l’ esprit religieux » qui leur a donné naissance et qui est porteur d’une véritable sagesse ». L’esprit religieux et même la piété religieuse » dont parle le philosophe se caractérisent par l’amour de l’humanité et la confiance en ses capacités et en son avenir. Cette éthique guidée par la raison et inspirée par la compassion envers ses semblables est ce que l’on appelle aujourd’hui l’idéal de l’humanisme laïque. Bref, la règle d’or qui devrait nous guider en tout temps et en tout lieu. Ignorance et relativisme Près de 50 ans après la mort de Russell et malgré l’avancée fulgurante des connaissances scientifiques, on peut s’étonner du retour de la religion dans la société. Pour Russell, la religion est d’abord et avant tout fondée sur la crainte de ce qui est mystérieux, crainte de l’échec, crainte de la mort », autant de craintes soutenues par l’ignorance. Il a de ce fait délaissé les causes biologiques des émotions et autres habiletés à l’origine de l’ esprit religieux » et de la compassion. Ces causes naturelles ne disparaissent pas avec l’avancement des connaissances. Son diagnostic peut néanmoins être appliqué au retour du religieux le fait que la science invalide les croyances théologiques peut susciter angoisse et crainte chez le mortel. Pour éviter la dissonance cognitive qui en résulte, l’esprit du croyant réagit en se réfugiant dans le relativisme, où science et croyance ont la même valeur, conforté en cela par les philosophes postmodernistes. L’argument de la théière Si je suggérais qu’entre la Terre et Mars se trouve une théière de porcelaine en orbite elliptique autour du Soleil, personne ne serait capable de prouver le contraire pour peu que j’aie pris la précaution de préciser que la théière est trop petite pour être détectée par nos plus puissants télescopes. Mais si j’affirmais que, comme ma proposition ne peut être réfutée, il n’est pas tolérable pour la raison humaine d’en douter, on me considérerait aussitôt comme un illuminé. Cependant, si l’existence de cette théière était décrite dans des livres anciens, enseignée comme une vérité sacrée tous les dimanches et inculquée aux enfants à l’école, alors toute hésitation à croire en son existence deviendrait un signe d’excentricité et vaudrait au sceptique les soins d’un psychiatre à une époque éclairée, ou de l’Inquisiteur en des temps plus anciens. » Is there a God ?, 1952 Des commentaires ? Écrivez à Robert Dutrisac rdutrisac Pour lire ou relire les anciens textes du Devoir de philo. À voir en vidéo N’est-ce pas la question des politiques qui s’occupent des choses sérieuses les clameurs de la foule pour ne pas entendre la parole de NSJC Je suis venu rendre témoignage à la Vérité ». Si la vérité n’existe pas alors tout est permis…rien ne peut s’opposer à l’arbitraire du plus fort ! Jean Ousset dans son livre Pour qu’Il règne » répond de façon lumineuse. Voici un extrait tiré de cet ouvrage aux pages 24 et suivantes L’ENNEMI IRREDUCTIBLE LE LIBERALISME traduire RELATIVISME» Jean, 18, 38 Pilate lui dit Qu’est-ce que la vérité ? » Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs, et il leur déclara Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. » » Dans les perspectives de ce règne de vérité, de ce règne de l’enseignement de l’Eglise, le grand, l’irréductible ennemi est le relativisme, puisque c’est là une erreur qui s’en prend à la notion même de vérité et qui, en quelque sorte, la dissout… Qu’est-ce que la vérité, pour un libéral relativiste ? Quid est Veritas ? » On le voit, c’est spontanément que la formule de Pilate monte aux lèvres dès que l’on évoque le relativiste. Et, avec l’orgueil bien connu de cette ignorance qui se prend pour une certitude, Pilate n’attendra même pas la réponse de Jésus. Et Pilate de s’écrier Qu’est-ce que la vérité ? Et, disant cela, il sortit de nouveau vers les Juifs… » Jésus, dès lors, gardera le silence. La vérité, en effet, ne se manifeste pas à ceux qui, par principe, refusent de croire même à sa possibilité. Elle exige ce minimum d’humilité que devrait impliquer la conscience de l’ignorance. Aussi, quand, plus tard, Pilate reviendra vers Jésus, saint Jean nous dit qu’il ne lui sera fait aucune réponse. Quid est veritas ?… » Depuis vingt siècles, la formule n’a pas changé. Quid est veritas ?… » Ce qui signifie Encore un qui y croit ! Encore un illuminé, un pauvre fou ! Un pauvre fou. Tout à l’heure, en effet, c’est la robe blanche des fous qu’Hérode fera jeter sur Jésus. Hérode et Pilate se réconcilieront là-dessus… Tous deux sont relativistes. Hérode, c’est le relativisme crapulard de la débauche ; Pilate, c’est le relativisme des gens corrects et qui aiment se laver les mains » respecter les formes. Pilate, c’est le relativisme des gens réputés honnêtes. Pilate, c’est le chrétien-relativiste qui, au fond, cherche à sauver Jésus, mais qui commence par le faire flageller avant de l’envoyer à la mort, devant le tumulte croissant que sa démagogie autant que son manque de caractère n’auront pas su arrêter. En fait et jusqu’à la fin des temps, Jésus continue à être torturé, ridiculisé, mis à mort, de Pilate en Hérode et d’Hérode en Pilate… On le conçoit, Pilate est un homme » engagé » ! En plein dans l’action ! Et qui a tout autre chose à faire que d’écouter un doctrinaire ! Iterum exivit »… Iterum » de nouveau. Car, il y était déjà, bien sûr ! Il s’est lancé depuis longtemps ! Avant d’agir, il n’a pas perdu son temps à réfléchir aux responsabilités, pourtant redoutables, de sa fonction. Voyons ! On ne refuse pas semblable situation ! Pilate se retourne de nouveau, vers le problème concret du moment. Vers ces Juifs qui sont là, sous le balcon, et qui crient… Voilà ce qui est autrement important que les propos de ce Jésus. Voilà ce qui prime tout. Mais, et c’est là son péché, sans avoir pris la peine d’attendre et d’entendre la réponse et les directives du Seigneur. Un peu plus tard, lorsque, dans son délire, la foule réclamera la mort de Jésus, le dernier argument, qui est aussi l’explication suprême, sera lancé à Pilate quia Filium Dei se fecit… parce qu’il s’est fait Fils de Dieu… » Fils de Dieu ! Voilà la clef de toutes ces énigmes sur lesquelles Pilate bute depuis un long moment… Cette fois, il veut savoir D’où es-tu ?… » Autrement dit Qui es-tu ? Mais d’où viens-tu, homme extraordinaire ? Dis-moi quel est ton mystère afin que je comprenne, enfin. Jésus garde le silence. Après tout ce qu’Il a dit, après cette flagellation que Pilate vient d’ordonner, la Vérité n’a pas à répondre à de telles injonctions. Devant le silence de ce prisonnier inouï, la crainte de Pilate décuple. Il a peur, comme tous les faibles. Et, comme tous les faibles qui ont peur, il va non, certes, faire sentir sa puissance à cette foule hurlante en donnant l’ordre aux soldats de la disperser. Non ! Il va crâner » devant cet homme enchaîné et apparemment impuissant. Il va menacer le Juste au nom de ce qu’il croit être son autorité » Cette fois, Jésus va répondre et, précisément, par respect pour cette autorité » de Pilate, qui est l’autorité même du pouvoir civil. Jésus va répondre comme il a répondu au Grand Prêtre invoquant le nom de Dieu vivant ». Pouvoir spirituel et pouvoir temporel notre Seigneur a voulu nous laisser cet exemple de parfaite soumission aux deux pouvoirs institués par Dieu. Tu ne me parles pas ? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te crucifier et pouvoir de te relâcher ? » Et Jésus de répondre Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir s’il ne t’avait été donné d’en haut ». Tu n’aurais… » toi…, Pilate… C’est-à-dire toi, homme politique quelconque investi d’une parcelle d’autorité…, qui que tu sois simple fonctionnaire, juge, député, ministre, gouverneur, prince ou roi…, tu n’aurais aucun pouvoir si tu ne l’avais reçu d’en haut, c’est-à-dire de Dieu, c’est-à-dire de Moi. Et, puisque ton pouvoir est un pouvoir politique, juridique, social, le seul fait que je vienne d’affirmer que ce pouvoir vient de Moi prouve, sans contestation possible, que la royauté que je revendique, bien que n’étant pas de ce monde, s’exerce quand même sur lui, sur les individus comme sur les nations. Et cela parce que je me dis Fils de Dieu ». Désormais, la leçon est complète qu’à travers Pilate, Jésus a voulu adresser aux politiques de tous les temps. Explication suprême qui couronne et confirme tout ce qui a été dit. A suivre Le service de la royauté sociale du Christ » est-il facultatif ? Pour se former et agir à l’école de Jean Ousset, lire Pour qu’il Règne », ouvrage historique de ceux qui veulent agir à contre courant » comme nous y invite le Pape François. L’illusion de la vérité est le mécanisme par lequel nous finissons par croire que quelque chose est vrai alors qu’il ne l’est pas. En fait, non seulement nous finissons par croire. Nous défendons également notre point de vue en écartant toute possibilité de le considérer comme de l’illusion de la vérité se produit parce qu’il existe une défaillance dans notre manière de traiter la réalité. Nous avons tendance à qualifier ce qui nous est le plus familier comme étant vrai. Dès lors, tout ce qui se réfère à quelque chose que nous connaissons déjà nous semble plus expérience a été réalisée à ce sujet en 1977. 60 déclarations furent présentées à un groupe de volontaires. Il leur fut demandé de dire lesquelles étaient vraies ou fausses. Le même exercice fut répété successivement tous les 15 jours. Il fut alors constaté que les personnes considéraient comme vraies les déclarations qui leur avaient été faites auparavant, indépendamment du fait du caractère raisonnable ou non de ces dernières.“Un mensonge n’aurait aucun sens si la vérité n’était pas perçue comme dangereuse.” -Alfred Adler-L’illusion de la vérité et la mémoire impliciteApparemment, ce mécanisme d’illusion de la vérité fonctionne grâce à l’existence de la “mémoire implicite“. Dans l’expérience présentée ci-dessus, les participants ont qualifié de vraies les déclarations qu’ils avaient vues auparavant. Et ce, malgré le fait qu’il leur fut clairement précisé qu’elles étaient fausses. Simplement, dans la mesure où ils les percevaient comme “familières”, elles leur semblaient de la vérité se produit sans la collaboration de la mémoire explicite et consciente. Il s’agit d’un résultat direct de la mémoire implicite, un type de mémoire qui utilise les expériences antérieures pour l’exécution de tâches. Une stratégie de notre esprit pour économiser ses mémoire implicite est présente, par exemple, lorsque nous laçons nos chaussures. Au début, nous apprenons comment le faire et ensuite, nous effectuons cette opération mécaniquement. Si nous devons nouer quelque chose de différent des chaussures, nous utiliserons probablement la même technique, même s’il ne s’agit pas de la meilleure. En d’autres termes, nous avons tendance à créer des modèles pour les appliquer à différentes stratégie mentale s’applique également à des réalités plus abstraites telles que les idées, à l’origine de l’illusion de la vérité. Cela signifie que nous sommes davantage susceptibles de croire en une idée ou une façon de penser si elle est familière et coïncide avec les expériences que nous avons vécues. Bien que ce sentiment de familiarité ne doit pas nécessairement être lié à la véracité. D’où le danger et le risque de prendre des décisions de la vérité et la manipulationL’illusion de la vérité a de nombreux effets problématiques. Parmi eux, le fait de rendre réel le vieux slogan postulé par les nazis, lequel dit “Un mensonge répété mille fois devient une vérité“. Une déclaration répétée, même si elle est fausse, tend à être perçue comme vraie. La plupart des personnes n’ont aucun intérêt, et parfois pas les outils, pour vérifier si quelque chose est vrai ou réalité, l’illusion de la vérité est un raccourci que prend l’esprit pour éviter de faire plus d’efforts que nécessaire. Si nous devions examiner tout ce que nous pensons et faisons, nous finirions épuisés en moins d’une heure. Pourquoi est-il préférable de se lever le matin et non la nuit ? Devrions-nous prendre le petit-déjeuner ou plutôt ne rien manger au début de la journée ? Ce que nous mangeons au petit déjeuner, est-il adéquat ou le faisons-nous simplement par habitude ?Il est impossible de tout soumettre à l’évaluation, à rechercher systématiquement la vérité. C’est pourquoi notre cerveau nous aide et organise simplement des informations sur la base de ce que nous avons appris. Il s’agit d’une stratégie destinée à faciliter nos performances dans le logique n’est pas annuléeUn aspect important est que l’illusion de la vérité, aussi forte soit-elle, n’annule pas le raisonnement logique. Cela signifie que nous sommes toujours en mesure de mettre en oeuvre des processus qui nous permettent de comprendre ce qui est faux et ce qui est signifie également que le pouvoir de manipulation sur notre esprit est limité. Il ne nous piège à travers l’illusion de la vérité que lorsque nous décidons de ne pas utiliser d’autres facultés supérieures de raisonnement. Si nous décidons de les utiliser, l’illusion de la vérité s’en trouve nous pouvons le constater, il serait intéressant de nous interroger sur les aspects les plus importants de la réalité, de nous demander pourquoi nous croyons ce que nous croyons. Pensons-nous que quelque chose est vrai parce que nous l’avons entendu plusieurs fois ou est-ce vrai car nous avons suffisamment de preuves pour y croire ?Cela pourrait vous intéresser ... Résumé Aujourd’hui, suite et fin de la semaine d'expédition en classe de Terminale par les Chemins de la philosophie en compagnie de Marie Perret. avec Marie Perret professeur au lycée Richelieu à Rueil-Malmaison.En savoir plus Avec Marie Perret, concevez la dissertation de philosophie comme un parcours ludique et passionnant par lequel on s’approprie une question aux premiers abords écrasante. Pour afficher ce contenu Scribd, vous devez accepter les cookies Mesure d' cookies permettent d’obtenir des statistiques d’audience sur nos offres afin d’optimiser son ergonomie, sa navigation et ses contenus. Extrait- Douze hommes en colère, film de Sidney Lumet 1957 Lectures- Sextus Empiricus, Esquisses pyrrhoniennes, Livre I, § 59-61, in Les Sceptiques grecs, trad. Dumont, 1996, p. 55-56 - Einstein et Infeld, L'Évolution des idées en physique, Flammarion, Champs, 1982, p. 34-35 Référence musicale- Jean Bertola, Le sceptique Marie Perret, professeur au lycée Richelieu de Rueil-Malmaison Emission en partenariat avec Le Monde-Campus . . Philosophie 2010 – Filière ES – Métropole Sujet 1 Une vérité scientifique peut-elle être dangereuse ? Sujet 2 Le rôle de l’historien est-il de juger ? Sujet 3 Commentaire du texte d’Emile Durkheim Sujet 1 Une vérité scientifique peut-elle être dangereuse ? Il n’est pas possible de se lancer dans le traitement d’un sujet de dissertation sans avoir préalablement chercher à cerner cesujet, c’est-à-dire sans avoir tenter de voir quels pouvaient être les différents sens de la question. Analyse du sujet Tout d’abord, l’article est important une » vérité. Il ne s’agit donc pas de faire une critique de la science en tant que telle, mais plutôt d’examiner la valeur des énoncés scientifiques. Une vérité, ce n’est pas la vérité. Ceci est à mettre en relation avec l’idée de vérité scientifique ». Pourquoi cette précision dans l’énoncé Une vérité scientifique peut-elle être dangereuse ? » Là encore, il faut certainement le comprendre au sens où la science n’est pas la seule à proposer des vérités. Il y a des vérités religieuses, des vérités philosophiques, des vérités politiques et même artistiques. Or, c’est justement dans cette compétition » des disciplines et despratiques génératrices de vérités qu’il faut entendre la question que ce sujet nous pose. En effet, nous savons que toutes les vérités sont potentiellement dangereuses. La vérité, généralement, dérange, elle bouleverse les habitudes de pensée, les croyances rassurantes, l’ordre établi. Pensons par exemple à l’avènement du christianisme perçu comme une menace pour Rome. Pensons aux artistes poètes, peintres, musiciens qui par leurs œuvres dénoncent, affirment des vérités qui peuvent s’avérer dangereuses pour certains régimes. On voit donc que la vérité en tant que telle est potentiellement dangereuse parce qu’elle constitue une remise en cause des représentations sur lesquelles sont fondées une partie de notre existence croyances, illusions…et/ou qui servent au maintien de certainsrégimes politiques. Toutefois, il semble qu’une vérité scientifique représente une menace plus importante encore en raison du prestige accordée à la science. En effet, les vérités religieuses, philosophiques, artistiques, politiques, n’ont plus le crédit qu’on a pu leur accorder à certaines époques. Aujourd’hui, la science occupe une place privilégiée dans nos représentations. Dès lors, une véritéscientifique, c’est-à-dire une affirmation soutenue par une méthode rigoureuse, appuyée sur des expériences qui la valide, peut avoir plus de poids que les vérités auxquelles nous accordons habituellement crédits et sur lesquelles sont fondées une part de nos institutions, de nos pratiques, de nos représentations. On comprend d’après les remarques précédentes ce qui motive l’intérêt spécifique quel’énoncé semble accorder aux vérités de types scientifiques ». Reste alors à nous interroger sur le dernier mot de l’énoncé dangereuse ». Pourquoi et surtout pour qui une vérité scientifique pourrait-elle être dangereuse ? Quel danger ? Il peut sembler paradoxal qu’une vérité énoncée par la science puisse représenter un risque. En effet, la science vise la connaissance de la réalité qui nousentoure. Pourquoi connaitre serait-il une menace ? L’ignorance ou l’illusion sont-elles quelquefois préférables ? A moins que ce ne soient plutôt les conséquences — par exemple politiques— de certaines vérités scientifiquement établies qui peuvent s’avérer dangereuses. Combien de temps un régime fondé sur la séparation raciale apartheid peut-il résister à l’idée scientifique selon laquelle iln’existe pas de races humaines ? Certes, mais alors elle n’est dangereuse que pour ce qui n’existe que grâce au mensonge, à l’ignorance, aux croyances. Peut-on véritablement considérer ce danger » comme une menace pour l’homme ? Trois grandes parties se dégagent donc de cette analyse du sujet I La vérité contre le danger Dans cette partie, on soulignera le caractère paradoxal de la…

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