nous qui avons lutté dans toutes les guerres
Ladéputée LREM Stéphanie Atger propose une tribune sur la bientraitance et la lutte contre toutes les formes de violence y compris celles faites
Nousemployons volontairement le terme « guerres » au pluriel car il existe aujourd'hui différentes guerres dans le temps, l'espace (sur la terre et dans les cieux) et dans le genre. Dans le temps : nous croyons que des guerres éclatent sur la terre entre les hommes, entre les pays, entre les races, les tribus depuis très longtemps.
LesHarkis, musulmans recrutés comme auxiliaires de l'armée française durant la guerre d'Algérie (1954-1962) pour lutter contre le FLN, tiraient leur nom du mot "harka", qui signifie "mouvement" en arabe. L' armée française a recruté localement pour des opérations particulières jusqu'à 200.000 de ces Algériens.
Nousdevons savoir que nous avons à combattre contre toutes sortes d'ennemis, ceux qui sont à l'extérieur, comme le diable, les démons, les incrédules qui nous persécutent ou le monde qui nous attire par la convoitise et ses séductions. Mais aussi à l'intérieur, contre notre nature pécheresse, nos convoitises charnelles et les passions qui combattent dans nos membres.
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Meilleur Site De Rencontre Gratuit 2015. En lisière du cimetière, la tombe encore fraîche, recouverte de couronnes de fleurs en plastique, jouxte un chemin boueux. Sur la croix orthodoxe, le portrait d’un tout jeune homme aux yeux clairs, en tenue militaire, qui fixe l’objectif d’un air sérieux. Kirill Ouliachev avait 21 ans, il est mort au combat le 27 février, trois jours après le début de l’invasion russe en Ukraine. Son corps a été rendu à ses parents le 15 mars dans un cercueil quinze jours de service militaire, le jeune conscrit s’était engagé pour rejoindre un bataillon de parachutistes. Il a sauté sur une mine à Boutcha, cette ville martyre de la région de Kiev, où des centaines de civils ukrainiens ont été massacrés, et dont les images terribles ont bouleversé le monde. Lors des obsèques, le père Guennadi Zaridze, une figure du clergé local proche du Kremlin, a rendu hommage à un combattant du Christ », un héros qui a lutté contre le Mal, contre les forces sataniques des nazis ukrainiens, engendrées par les multinationales américaines », a rapporté le Moscow Times » qui a pu assister à la tombe de Kirill Ouliachev, 21 ans, tué à Boutcha le 27 février. Son corps a été rendu à ses parents le 15 mars dans un cercueil plombé. PATRICK WACK/INLAND POUR L’OBS »PATRICK WACK/INLAND POUR L’OBS »Ici, à Voronej, à 350 kilomètres de la frontière ukrainienne, des tombes récentes sont les seules traces de la guerre. Il y en a des dizaines d’autres, disséminées dans tous les cimetièr Cet article est réservé aux abonnés. Pour lire la suite, profitez de nos offres dès 1€ Je teste sans engagement En choisissant ce parcours d’abonnement promotionnel, vous acceptez le dépôt d’un cookie d’analyse par Google. Paiement sécurisé Sans engagement Accès au service client
Depuis plusieurs semaines, l’armée russe jette toutes ses forces pour prendre le contrôle total du Donbass, dans l’est du pays. Depuis plusieurs jours, la grande ville de Sievierodonestk est bombardée en continu par la Russie. Dans cette partie la plus active du front, située dans la région de Louhansk, l’armée ukrainienne est sur le recul. Et un mouvement de grogne est en train de naître parmi les soldats, qui se plaignent du manque de moyens et du manque de soutien de leur hiérarchie. De nos envoyés spéciaux en Ukraine,Installés dans les hauteurs de Lyssychansk, les soldats de la 3e brigade du 20e bataillon d’infanterie se reposent après être revenus du front. En bas, on aperçoit la rivière Severski Donets, un cours d’eau stratégique, difficile à traverser et qui sert de barrière naturelle ; plus loin, les colonnes de fumée montent au-dessus de militaires ukrainiens y décrivent un enfer sur terre Les Russes bombardent et tirent au mortier 24 heures sur 24. C’est sans arrêt. Lorsque vous engagez vos hommes là-dedans, après deux minutes de combat, vous avez déjà plein de blessés que vous devez évacuer. Les nouveaux arrivent et quelques minutes plus tard, ils sont morts », confie un soldat chauve-souris », le commandant d’une unité de réserve ne cache pas sa frustration et s’en prend directement à sa hiérarchie On était basés à l’arrière. Mais nos supérieurs nous ont trompés, ils nous ont envoyés en première ligne sans qu’on le sache. Mes hommes n’étaient pas prêts à se battre. La moitié d’entre eux n’avaient même jamais tiré. Ils sont démoralisés. Les Russes nous tuent et c’est tout. Nous subissons des bombardements 24h sur 24, c’est sans arrêt. Nous n’avons même pas de ravitaillement en munitions. Notre hiérarchie ne nous soutient pas. Nos chefs nous ont oubliés. Mon commandant a été blessé et je ne sais même pas où il est. On doit trouver nous-mêmes des lignes de communication, du matériel et de la nourriture. Car nos supérieurs ne savent pas où nous sommes ni ce que nous faisons. »Des forces déséquilibréesSelon plusieurs sources, les Ukrainiens combattent désormais en dehors de la ville maintenant contrôlée par les Russes. Des soldats sur le recul, notamment à cause d’un déséquilibre des forces entre les deux camps. Revenus également de la première ligne, les soldats du 20e bataillon d’infanterie sont amers, démoralisés par la puissance russe. Le sergent Roman Ilchenko, 32 ans, explique que les Russes ont de l’artillerie, des véhicules blindés et leurs forces sont cinq à six fois plus nombreuses ». Face à cette puissance de feu, les Ukrainiens constatent avec amertume les faiblesses de leurs et bandana couleur treillis autour du crâne, Volodymyr Kharchuk, 33 ans et membre du 20e bataillon, raconte sa dernière mission dans laquelle il était chargé de protéger la retraite des troupes aéroportées Nous n’avions que des mitrailleuses et des AK47. Des RPG datant de 1986. Une mitrailleuse Degtyaryov de 1943. Et une mitrailleuse Maxim de 1933. Et on a aussi un missile antichar portable NLAW suédois, mais la batterie ne marchait pas. C’est tout ce qu’on avait. » Il précise qu’aucun de ses hommes n’avait reçu de lunettes à vision nocturne, ni même de jumelles. Nous avons dû ramener de chez nous des modèles qui servent d’habitude pour la chasse », indique Volodymyr mission qu’il décrit s’est mal terminée. Une fois l’extraction des troupes aéroportées effectuée, les hommes de la 3e brigade se sont dirigés vers le pont enjambant la rivière, mais celui-ci a été détruit. Les soldats racontent donc avoir dû traverser à pied, luttant contre un fort courant. Notre équipement est lourd. Donc, nous avons utilisé nos cordes pour pouvoir traverser. Tout cela sous les tirs de mortier. Notre évacuation a été réussie. Mais nous sachant de l’autre côté de la rivière, le commandement nous a accusés d’être des déserteurs. Ils nous ont menacés de prison. Alors que ce sont eux qui nous avaient ordonné de quitter la ville », explique Volodymyr Kharchuk, ajoutant que sa hiérarchie avait ensuite nié leur avoir ordonné de quitter Sievierodonestk. La région de Louhansk dans le Donbass, encore contrôlée par l'armée ukrainienne, est constamment bombardée par les Russes. © Jad El Khoury/RFI Des ordres illogiquesUn membre de la même unité, Roman Ilchenko précise qu’une nouvelle tâche leur a été assignée. Défendre le dernier pont reliant Sievierodonestk et Lyssychansk. Un ordre qui, pour lui, n’a aucune logique. C’est officiellement pour empêcher les Russes de passer. Mais le pont est déjà détruit. Cela n’a aucun sens de le défendre. Les Russes peuvent tenter de traverser la rivière n’importe où ailleurs, là où c’est peu profond. Mes hommes sont prêts à se battre, mais nous avons besoin de matériel et d’artillerie. Nos soldats ne sont pas démoralisés, ils veulent combattre. Mais nous ne croyons plus en nos supérieurs », dit-il avec amertume. On combat avec le patriotisme et c’est insuffisant pour se défendre contre une telle puissance de feu », ajoute le commandant chauve-souris ». Les Russes vont nous écraser »Face à de tels moyens déployés par les Russes, les hommes sont unanimes Sievierodonestk est déjà perdue et il faut à tout prix réagir. Andreï Chevchenko, un soldat de 39 ans, estime que si l’armée ukrainienne ne renforce pas son artillerie, elle ne pourra rien faire. On ne peut pas se battre avec seulement des AK47. Les Russes vont nous écraser. Ils nous bombardent par les airs, avec des mortiers, on ne peut pas répliquer avec de simples kalachnikovs ou des lance-roquettes à faible portée. »L’armée ukrainienne va-t-elle donc perdre la bataille de Sievierodonestk ? La ville est déjà perdue », répond le militaire avec la mine sombre. Selon lui, si rien ne change, c’est tout le Donbass qui, tôt ou tard, tombera entre les mains russes.► À lire aussi En Ukraine, nous assistons à des actes génocidaires létaux et non létaux »
En quatre mois de guerre, le chef de l'Etat français a déçu à plusieurs reprises les attentes de son homologue ukrainien. Franceinfo liste les sujets qui est loin le temps où, au début de la guerre en Ukraine, Emmanuel Macron prenait des nouvelles quotidiennes de Volodymyr Zelensky. Les échanges téléphoniques entre le président français et son homologue ukrainien en tenue kaki se sont espacés. >> Guerre en Ukraine les dernières informations dans notre direct Il faut dire qu'entre Paris et Kiev, les sujets de désaccord se sont multipliés et que, plusieurs fois, le Français a déçu les attentes de l'Ukrainien. Sur l'adhésion à l'Union européenne, sur la manière de traiter avec Vladimir Poutine… Résultat après quatre mois de conflit, la cote de popularité du premier auprès du second est tombée bien bas. Alors que le locataire de l'Elysée s'est rendu en Ukraine pour la première fois depuis le début du conflit, jeudi 16 juin, franceinfo vous raconte comment les relations entre les deux dirigeants se sont refroidies. Une proposition de "communauté politique européenne" qui a déplu Lors de son discours devant le Parlement européen à Strasbourg le 9 mai, Emmanuel Macron, qui occupe jusqu'au 30 juin la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne, surprend tout le monde en annonçant la création d'une nouvelle structure institutionnelle la "communauté politique européenne". Plutôt qu'une adhésion pure et simple à l'Union européenne, le président français propose aux pays désireux de rejoindre l'UE une autre forme de coopération. Concrètement, cette organisation "permettrait aux nations européennes démocratiques adhérant à notre socle de valeurs de trouver un nouvel espace de coopération politique, de sécurité, de coopération", explique dans la foulée le chef de l'Etat français. Pour rassembler notre Europe dans la vérité de sa géographie, sur l'assise de ses valeurs démocratiques, l'Union européenne ne peut pas être la seule réponse. Pour structurer politiquement notre continent, je souhaite engager une réflexion sur une Communauté politique européenne. — Emmanuel Macron EmmanuelMacron May 9, 2022 Sans surprise, l'Ukraine, encore plus désireuse d'intégrer l'UE depuis que la Russie a envahi son territoire national, a pris ce message pour elle. Le jour même, Volodymyr Zelensky profite d'une rencontre à distance avec des étudiants français pour dire ce qu'il en pense. "On ne peut pas rester dans cette incertitude de manière constante. C'est comme une table où toute la famille est réunie, tu es invité, mais on ne t'a pas mis de chaise. C'est injuste, répète-t-il, en visioconférence. L'Ukraine respecte l'Union européenne, et nous voulons bénéficier du même respect." Le 17 mai, Emmanuel Macron tente de dissiper le malentendu. Il décroche son téléphone et appelle Volodymyr Zelensky pour lui confirmer que la demande d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne serait bel et bien étudiée lors du Conseil européen de juin "sur la base de l'avis qu'aura rendu la Commission européenne". Las, le mal est fait. "Le discours de M. Macron a été perçu par certains en Ukraine comme une sorte de refus de l'élargissement de l'UE, déclare l'ambassadeur d'Ukraine à Paris, Vadym Omelchenko, contacté par Le Monde le 19 mai. Il est important de préciser que nous ne voulons parler que du statut de candidat à ce stade. Ce serait un geste d'espoir. Nous savons que l'élargissement est un long chemin que nous sommes prêts à faire." Un désaccord sur le fait de ne pas "humilier" la Russie Ce n'est pas l'unique passage du discours du 9 mai du président français à avoir contrarié Kiev. Le même jour, Emmanuel Macron invite aussi à "ne jamais céder à la tentation ni de l'humiliation, ni de l'esprit de revanche". Comprendre à l'égard de la Russie. Rebelote un mois plus tard, le 3 juin, cette fois dans une interview accordée par Emmanuel Macron à la presse quotidienne régionale. "Il ne faut pas humilier la Russie pour que, le jour où les combats cesseront, nous puissions bâtir un chemin de sortie par les voies diplomatiques", redit le chef de l'Etat. "Les appels à éviter d'humilier la Russie ne peuvent qu'humilier la France ou tout autre pays. Car c'est la Russie qui s'humilie. Nous ferions tous mieux de nous concentrer sur la façon de remettre la Russie à sa place. Cela apportera la paix et sauvera des vies", rétorque le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba dans un tweet. Contacté par franceinfo, Alexander Query, journaliste français basé à Kiev, membre de la rédaction du journal ukrainien Kviv Independent, évoque lui aussi "un discours absolument inaudible, aujourd'hui en Ukraine", "tout simplement parce qu'au vu des cortèges d'atrocités et d'horreurs que les soldats russes infligent aujourd'hui aux Ukrainiennes et aux Ukrainiens, ne pas humilier la Russie est un discours qui est absolument incompréhensible pour les Ukrainiens." La phrase, jugée plus que malheureuse par beaucoup, y compris au sein de la diplomatie européenne, rappelle qu'Emmanuel Macron avait déjà froissé les Ukrainiens mi-avril en refusant d'employer le mot "génocide" pour qualifier l'invasion russe, comme venait de le faire le président américain Joe Biden. "Il faut être prudent avec les termes aujourd'hui parce que ce sont des peuples frères", s'était à l'époque justifié le locataire de l'Elysée. Mercredi 15 juin, c'est depuis le tarmac de la base de l'Otan en Roumanie, à Constanta, qu'Emmanuel Macron s'explique de nouveau en rappelant "la clarté" de la position française de soutien à l'Ukraine, "sans aucune complaisance" à l'égard de Moscou. "Dès le premier jour, la France a été claire pour dire que la Russie était l'agresseur et qu'elle menait une guerre contre l'Ukraine et son peuple et ne respectait ni l'intégrité territoriale ni la souveraineté de l'Ukraine. Nous l'avons condamnée avec beaucoup de fermeté dans toutes les instances internationales." Emmanuel Macron lors d'une visite officielle en Roumanie, le 15 juin 2022 Des appels à répétition avec Vladimir Poutine qui passent mal Les appels téléphoniques d'Emmanuel Macron à Vladimir Poutine, et la mise en scène qui va parfois avec les photos avec l'air grave, la barbe de trois jours, en sweat plutôt qu'en costume-cravate... ont le don d'agacer une partie des Ukrainiens. A commencer par le premier d'entre eux Volodymyr Zelensky. Dans une interview accordée le 12 mai à la chaîne de télévision italienne Rai 1, le président ukrainien s'offusque des tentatives de dialogue du président français avec son homologue russe. "Macron n'a pas besoin de faire de concessions diplomatiques, a-t-il regretté. Il ne faut pas chercher une porte de sortie pour la Russie, et Macron le fait en vain. ... Je sais qu'il voulait obtenir des résultats dans la médiation entre la Russie et l'Ukraine, mais il n'en a pas eu." C'est ainsi que le président français a depuis hérité d'un néologisme "macroner" "macronete" en ukrainien. Traduction "Faire semblant d'être très inquiet à propos d'une certaine situation, le montrer à tout le monde, mais ne rien faire en substance", lit-on ici et là dans la presse ukrainienne en ukrainien. Une visite en Ukraine qui a tardé à arriver Après quatre mois de guerre, la liste des dirigeants déjà venus physiquement apporter leur soutien à l'Ukraine est longue. Les Premiers ministres britannique, canadien, portugais, le chef de la diplomatie américaine, le président polonais et ceux des pays baltes, le président du Conseil européen, la présidente de la Commission européenne... Et Emmanuel Macron ? Alors que le président français assure la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne depuis début janvier, il a tardé à se rendre à Kiev. Ce n'est pourtant pas les appels du pied qui ont manqué. Fin mai, le ministre des Affaires étrangères ukrainien, Dmytro Kouleba, lui rappelait une énième fois qu'il était "le bienvenu, peu importe quand." Et d'ajouter "Il serait bon qu'Emmanuel Macron vienne pendant la présidence française de l'UE" qui s'arrête le 30 juin. Jusqu'ici, le chef de l'Etat français avait toujours répondu "En temps utile, dans les conditions utiles, je ferai ce déplacement". Après des visites mardi et mercredi en Roumanie et en Moldavie, durant lesquelles il avait laissé planer le doute sur une visite en Ukraine, Emmanuel Macron a embarqué à bord d'un train spécial à destination de Kiev, dans la nuit du mercredi 15 au jeudi 16 juin. Il est arrivé dans la capitale ukrainienne dans la matinée, en compagnie du chancelier allemand, Olaf Scholz, et du chef du gouvernement italien, Mario Draghi. "Nous portons un message d'unité" et "de soutien" au peuple ukrainien, a déclaré Emmanuel Macron à son arrivée à la gare. Il doit notamment s'entretenir avec Volodymyr Zelensky et se rendre "sur un site de guerre où des massacres ont été commis".
21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 1819 Nous savons qu'elles sont horribles et coûteuses mais les guerres sont en plus d'une efficacité médiocre quand elles ne produisent pas carrément des résultats opposés à ceux ne parle pas des guerres menées par des tyrans ou des dictateurs de toutes sortes. Ils cumulent d'ailleurs le plus souvent ces deux caractéristiques. Non, je parle des guerres que nous avons pu considérer, au moment de la décision de les déclencher, comme nécessaires, voire justes. Bien sûr nous savons d'entrée qu'elles ne peuvent pas être propres, ne tuer que des méchants, nous savons qu'il y aura inévitablement des dégâts collatéraux. Hélas elles n'ont pas que ce en connaître le coût financier, sauf à être spécialiste ou à en faire l'étude, nous devinons tout de même qu'il est en plus du coût financier exorbitant et des innocentes victimes nous nous apercevons dans de nombreux cas que la guerre n'a servi à rien au regard des objectifs annoncés ! L'Afghanistan où les talibans sont toujours aussi présents, l'Irak où la chute de Saddam Hussein n'a pas apporté d'amélioration, sont des exemples frappants mais hélas pas les seuls, loin s'en faut !Alors l'idée que je veux mettre en avant est simple avant d'engager une prochaine guerre ou de poursuivre celles existantes, présumées justes et nécessaires, j'invite tous les décideurs à considérer l'alternative que j'évoque plus autrement une partie de l'argent dépensé pour faire la guerre. En proposant de n'utiliser qu'une partie, nous faisons une économie très utile dans la conjoncture actuelle. L'idée est la suivante au lieu d'attaquer un pays ennemi, aidons un maximum de sa population à le quitter et prenons les en charge, accueillons les ! Idée simple mais peut être pas simpliste, les avantages espérés et à mesurer sont les suivants - plus de personnes aidées- moins de victimes, je pense naturellement d'abord aux victimes innocentes- économie d'argent considérable- développement économique apporté par le travail des personnes sauvées, car contrairement à d'autres je suis convaincu que l'immigration est source de valeur ajoutée. Mais ceci est un autre sujet dont je veux bien débattre Gandhi avait raison, la non violence, en plus d'être honorable est bien plus efficace.
Alors que la fin de la Seconde Guerre mondiale approchait, la production de masse de la pénicilline, antibiotique fraîchement développé, a permis de sauver de nombreux soldats en éliminant les bactéries qui infectaient leurs blessures. Depuis lors, de nombreux autres antibiotiques ont permis de traiter avec succès une grande variété d’infections d’origine bactérienne. Cependant, si les antibiotiques fonctionnent contre les bactéries, ils ne sont pas efficaces contre les virus. Pour éliminer ces microorganismes, il faut des antiviraux. Depuis que la pandémie de Covid-19 s’est installée, chercheurs et entreprises pharmaceutiques s’efforcent de trouver un antiviral qui fonctionne pour lutter contre le coronavirus SARS-CoV-2 à l’origine de la maladie. Pourquoi avons-nous si peu d’antiviraux à notre disposition ? La réponse est à chercher du côté de la biologie elle réside dans le fait que les virus utilisent nos propres cellules pour se multiplier. Il est donc difficile les tuer sans tuer du même coup nos propres cellules. Les antibiotiques exploitent les différences humain-bactérie Ce sont les différences entre les cellules bactériennes et les cellules humaines qui rendent possible l’utilisation des antibiotiques. Les bactéries sont des formes de vie autonomes, des cellules qui peuvent vivre de manière indépendante, sans avoir besoin d’un organisme hôte. Si elles sont, par certains côtés, similaires à nos cellules, elles en diffèrent également par de nombreuses caractéristiques. Contrairement aux cellules humaines, les bactéries possèdent par exemple une paroi cellulaire rigide constituée d’un composé appelé peptidoglycane. Les cellules humaines en sont dépourvues, et c’est cette différence qui permet d’utiliser la pénicilline contre les bactéries cet antibiotique interfère en effet avec la construction de la paroi cellulaire bactérienne. Les antibiotiques qui, comme la pénicilline, empêchent les bactéries de fabriquer du peptidoglycane peuvent inhiber donc inhiber la multiplication des bactéries sans nuire aux cellules des êtres humains qui consomment ces médicaments. On parle de toxicité sélective. Les virus piratent nos cellules pour se répliquer Contrairement aux bactéries, les virus ne peuvent pas se répliquer de manière indépendante ils ont besoin pour cela d’une cellule hôte. Il existe de ce fait un débat, qui n’est toujours pas tranché, autour de la question de l’appartenance des virus au monde vivant. Pour se répliquer, les virus pénètrent dans une cellule et en détournent la machinerie. Une fois à l’intérieur, certains virus restent dormants, d’autres se répliquent lentement et s’échappent progressivement des cellules, sur une longue période, d’autres enfin font rapidement tellement de copies d’eux-mêmes que la cellule hôte éclate et meurt. Les particules virales nouvellement répliquées se dispersent alors, et infectent de nouvelles cellules hôtes. Tout traitement antiviral qui intervient à une étape ou une autre du cycle de vie » du virus peut s’avérer efficace. Le problème est que si un tel médicament cible un processus de réplication qui est également important pour la cellule hôte, il est probable qu’il soit également toxique pour les cellules humaines. Pour schématiser il est facile de tuer des virus, mais il est beaucoup plus difficile de parvenir dans le même temps à maintenir les cellules du patient en vie… Les antiviraux efficaces ciblent et perturbent un processus ou une structure propre au virus, empêchant ainsi la réplication virale tout en minimisant les dommages pour le patient. Mais plus le virus est dépendant de la cellule hôte, moins ces cibles spécifiques sont nombreuses. Et malheureusement, la plupart des virus ne présentent que très peu de cibles pouvant être ciblées différentiellement. Le Remdesivir est l’un des antiviraux dont les chercheurs ont évalué l’efficacité contre le SARS-CoV-2, avec des résultats mitigés. Ulrich Perrey/Pool/Reuters Une autre difficulté est que les divers virus existants varient beaucoup plus les uns par rapport aux autres que les diverses espèces de bactéries entre elles. Ces dernières ont toutes des génomes constitués d’ADN double brin et se répliquent indépendamment en grossissant puis en se divisant en deux, comme les cellules humaines. Les virus présentent quant à eux une extrême diversité certains ont des génomes faits d’ADN tandis que d’autres ont des génomes constitués d’ARN ; chez certains le matériel génétique est constitué par des acides nucléiques l’autre nom de l’ADN et de l’ARN dont la structure est simple brin, tandis que chez d’autres ces acides nucléiques sont double brin. Il est donc pratiquement impossible de créer un médicament antiviral à large spectre qui serait efficace contre différents types de virus. Quelques success stories » d’antiviraux Il existe cependant des différences dont l’exploitation a permis d’engranger quelques succès. La grippe A en est un exemple. Le virus responsable de cette forme de grippe est capable de leurrer les cellules humaines pour pénétrer à l’intérieur. Une fois entré dans nos cellules, le virus doit se déshabiller », c’est-à-dire enlever sa couche extérieure pour libérer son ARN, qui sera ensuite transporté vers le noyau de la cellule, où commencera la réplication virale, autrement dit la multiplication du virus. Une protéine virale appelée protéine M2 matrix-2 protein » en anglais est l’élément clé de ce processus elle joue un rôle facilitateur dans la cascade d’événements qui aboutit à la libération de l’ARN viral. Les chercheurs ont supposé que si un médicament était capable de bloquer la protéine M2, l’ARN viral ne serait plus capable de quitter la particule virale pour atteindre le noyau de la cellule. Logiquement, l’infection s’arrêterait. Cette approche s’est avérée fructueuse l’amantadine et la rimantadine ont été les premiers antiviraux ciblant la protéine matrix-2 à remporter de succès contre ce virus. Le Tamiflu est un médicament antiviral qui ralentit la propagation de la grippe chez l’être humain. Pour l’instant, nous ne disposons d’aucun efficace pour traiter les patients atteints de Covid-19. Narong Sangnak/EPA Le Zanamivir Relenza et l’oseltamivir Tamiflu, des médicaments plus récents, ont également permis de traiter des patients infectés par les virus de la grippe A ou de la grippe B. Ils agissent en bloquant une enzyme virale clé, empêchant la libération du virus par la cellule et ralentissant la propagation de l’infection dans le corps, ce qui minimise les dommages causés par l’infection. Identifier ce qui fait la spécificité du SARS-CoV-2 La mise au point d’un vaccin contre le coronavirus SARS-CoV-2 pourrait s’avérer compliquée. Il est donc important de tenter en parallèle de trouver des antiviraux qui permettent de traiter efficacement les patients atteints de Covid-19. Pour y parvenir, connaître les subtilités de la biologie du SARS-CoV-2 est important, en particulier concernant ses interactions avec les cellules humaines. Si les chercheurs parviennent à identifier des éléments spécifiques à sa survie et sa réplication, ils pourront les exploiter comme autant de points faibles pour mettre au point un traitement antiviral qui aura toutes les chances d’être efficace. Cette publication a reçu le soutien du Judith Neilson Institute for Journalism and Ideas.
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